15.05.2012

Pour le plaisir

Oublier qu'on a dit un jour que le plus grand cinéaste du monde c'était Godard point barre.

Et regarder de nouveau X-Men : le commencement.

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Et soupirer de bonheur.

14.05.2012

All will be fine in the end. If it's not fine, then it's not the end yet.

Proverbe cinématographique indien que je fais mien dès à présent, moi dont le credo, le confiteor est "Demain est un autre jour, forcément ensoleillé". 

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Pour des raisons différentes mais jamais bien folichonnes, sept "seniors" comme on dit de nos jours, quittent la Grande-Bretagne pour Jaipur, une ville indienne où un jeune homme fantasque et rêveur a décidé de reprendre l'hôtel en ruine légué par son père et d'en faire une maison de retraite à sa sauce. Mais la brochure, qui a attiré nos septuagénaires, était largement embellie : l'hôtel est miteux et l'Inde étouffante. Malgré des débuts pour le moins chaotiques nos sept anglais finiront, chacun à leur manière, par trouver ce qu'ils sont venus chercher, et surtout ce qu'ils n'attendaient pas.

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The best Marigold Exotic Hotel, traduit en bon français de France par Indian Palace, est un succès en Britanie et c'est fort compréhensible. Ecrit un peu comme une comédie romantique (le dépaysement, les échecs à surmonter, les affinités secrètes), mettant en scène un groupe de personnages que rien ne destinait à se rencontrer, c'est un film émouvant qui s'interroge sans lourdeur sur la vieillesse. Que reste-t-il à ceux qui ont déjà tant vécu qu'ils croient que la vie ne leur réserve plus rien ? Que faire quand, après avoir eu une vie dorée, on n'a pas les moyens d'avoir une retraite confortable dans son pays ? Peut-on aimer de nouveau ? Peut-on prendre des décisions radicales ? Porté par des acteurs merveilleux (quelle belle brochette, Bill Nighy le magnifique et Judy Dench en tête), saturé de couleurs, The best Marigold Exotic Hotel est un film à la fois doux-amer et optimiste qui m'a enchantée. 

11.05.2012

I want an Alpha

or a Beta, uniquement si c'est le professeur Lyall. 

La sortie de la semaine, celle que je ne raterai pour rien au monde, même si je suis coincée sous une armoire ou que ma manucure s'écaille :

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The vow en VO, sorti aux Etats-Unis il y a de cela une éternité et demie et qui arrive enfin chez nous. (On ne peut pas en dire autant de The lucky one avec Zac hiiiiiiii Efron, annoncé pour "prochainement", synonyme souvent de "calendes grecques", voire même de "jamais, heureusement que la fnac fait des promos sur les dvd tous les jours qui se terminent par un I".)

Et puis Channing quoi. L'homme au nom imprononçable et au physique over comestible.

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(La rédactrice de ce billet est allée prendre une douche froide, ça devient une habitude.)

 

Je pense que ce sera la meilleure sortie de la semaine : en même temps, entre le dernier Eddie Murphy et  le film de gangsters avec Mark Wahlberg, on peut pas dire qu'il y ait vraiment de concurrence, hein. Si j'ai le temps entre deux réflexions sur la place des labradors dans la littérature ukrainienne, j'irai peut-être voir Moonrise Kingdom de Wes Anderson, mais uniquement pour soupirer devant Bill Murray le magnifique.

 

Pour finir, à la demande pressante de Mo (sinon, vous pensez bien, jamais je ne mettrais ce genre de photo sur mon blog ultra sérieux) :

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Il était jeune, il était beau, il sentait bon le George chaud. 

(L'honnêteté intellectuelle qui est comme chacun le sait ma caractéristique principale juste derrière mes pieds plats me contraint à avouer que les photos récentes de ce cher B. sont pour le moins terrifiantes. Tous les hommes ne vieillissent pas bien finalement.)

09.05.2012

J'aime le poil

(Le titre du billet n'est pas contractuel, mais il fallait que je le dise, histoire de me débarrasser d'un lourd fardeau qui m'empêche de briller dans les dîners en ville, où ce sujet, étrangement, est peu abordé.)

 

Je suis tombée par hasard, alors que je travaillais vaillamment loin de l'ordinateur, sur une information ca-pi-ta-le. (Oui, je sais, je découvre des infos sur le net alors que je suis à l'autre bout de l'appartement, il n'y a qu'un mot pour ça : le talent.)

Van Helsing, ce film que personne ne reconnaît à sa juste valeur sauf moi (ben quoi, y a Hugh Jackman dedans, que vous faut-il de plus ? Comment ça un scénar et un réalisateur ? Pourquoi pas aussi des acteurs bien dirigés tant qu'on y est ? Que d'exigences. Incroyable.) va être rebooté. C'est-à-dire qu'on reprend tout à zéro, du passé faisons table rase et oublions que Michael Keaton a un jour été Batman, parce qu'on a beau avoir l'esprit large c'est embarrassant quand même. Voilà donc les scénaristes et producteurs de Star Trek (gniiiiii, Chris Pine) et de Transformers (gniiiiii, rien du tout) qui se lancent dans l'écriture avec, dans le rôle du chasseur de vampires le plus célèbre de la galaxie ouest, Tom Cruise. Bon. Je veux bien, à condition qu'il ne déshabille pas, parce que je ne sais pas vous mais moi les yeux me brûlent encore de son apparition torse nu dans M:I 4 (alors que Jeremy Renner aurait pu passer tout le film nu, j'aurais apprécié comme il se doit). 

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La preuve que je ne mens pas. Tom, file mettre une chemise tout de suite, mes yeux saignent. Non, mais c'est quoi ce torse, là ? Un amas de kystes ? (Je passerai sous silence l'absence de poils, c'est une mode qui dure, hélas.)

 

Et comme on n'arrête pas une équipe qui gagne, on a apparemment demandé à Kurtzman et Orci d'écrire aussi un reboot de La momie. Moi je veux bien mais jamais ils ne trouveront quelqu'un pour remplacer le délicieux Brendan, qui porte le regard de merlan frit et le pantalon blanc avec une distinctitude toute émoustillante. 

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Oh oui O'Connell, protège mon manuscrit.

 

Espérons juste que les studios n'auront pas l'idée aberrante de filer son rôle à Shia LaBeouf, c'est bon on a déjà donné plusieurs fois, ce serait la preuve flagrante que j'ai un bad karma, ce que je refuse de croire : ben oui, je n'ai ja-mais mangé de bébés pandas dans une vie antérieure. Juste peut-être un bébé koala. Mais il était nain, ça compte pas. 

08.05.2012

Chose promise, Joss dû

Je suis retournée voir The Avengers.

 

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(Pour celles qui trouvaient que mon billet précédent manquait de robertdowneyitude. Suis-je pardonnée ?)

 

Ben oui, je fais tou-jours ce que je dis, moi, madame. (Il faut cependant se méfier quand j'annonce que ça y est, j'ai découvert la lumière et que je me mets à la cuisine, au jogging, aux légumes verts, à l'eau plate, à tenir mes deadlines, à la philosophie moldave, aux pochoirs à ongles, parce qu'en général ça dure ce que durent les roses.) (Et encore moins longtemps avec moi, qui ai réussi à tuer des plantes artificielles, je suis tellement talentueuse que je m'épate moi-même.)

Cette deuxième séance m'aura permis d'apprendre deux choses.

1. Mon cher et tendre pense que je serais parfaite en Veuve Noire et que le spandex m'irait comme le Fez au Docteur, over bien donc, limite on penserait que je suis née dedans. J'ai donc pu en déduire brillamment que l'homme qui partage mon canapé avait des problèmes de vue et l'envoyer chez l'ophtalmo, comme quoi le cinéma américain mène à tout. 

2. Nous autres parisiens avons été privés du deuxième bonus post-générique où on voit paraît-il nos Avengers préférés manger un shawarma (encore une preuve du sous-titrage over pourri, puisque le shawarma, nom inconnu en français est en fait... le kébab).

3. Je suis vraiment in love de Jeremy Renner en Hawkeye. #soupirs#

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Je vous laisse, je vais revoir l'épisode d'Angel dans lequel il apparaît. (Ben oui, je viens de le découvrir, la honte. Je mérite le fouet, tiens.)

 

07.05.2012

Why not ?

Si vous aimez les films aussi cheesy qu'une pâte à pizza de notre ami le Hut, les bons sentiments, les bébés paons, les répliques swoonantes (genre "Why don't you tell me stories anymore, Dad ? - Because we're living the story.") et les sandwiches avec du soleil à l'intérieur, alors ne manquez surtout pas

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(Traduit en français par Nouveau départ

Inspiré d'une histoire vraie, ce film met en scène un homme, Benjamin, veuf depuis six mois, et ses deux enfants, Dylan et Rosie, âgés de 14 et 7 ans. Dylan est viré de son bahut, Benjamin démissionne de son job, il ne fréquente plus personne en dehors de son frère... Bref, ce n'est pas la joie chez les Mee. Benjamin décide alors de déménager et il tombe amoureux d'une maison qui a une servitude très particulière : elle est l'annexe d'un zoo et par un imbroglio légal, celui qui achète la maison s'engage à entretenir le zoo et à faire vivre les employés qui y restent. Benjamin, sur un coup de tête, se lance dans l'aventure.

Même si on n'aime pas pariculièrement les animaux (le plus choupy dans cette histoire est à mon avis le chien, Leon) ni Scarlett (ce qui n'est pas mon cas, et heureusement pour moi puisque je vis avec un specimen masculin qui la considère comme une bombe anatomique hors catégorie), il faut voir ce film pour une seule raison : Matt Damon, par un retournement de situation inattendu, est devenu... sexy. Incroyable, mais vrai. Le jeune homme élevé au grain du fluor de l'Amérique moyenne, qui était une véritable caricature du gentil guy next door tout en fadeur est un quadra séduisant, tout en pattes d'oie et barbe de deux jours, qui porte fort bien la chemise à carreaux, ce qui est, vous en conviendrez avec moi, une véritable gageure. 

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Comme quoi, il ne faut jamais désespérer. La preuve.

Le billet de Nataka.

06.05.2012

A6-B3 : Cerveau coulé

Aujourd'hui, en guest, sous vos applaudissements nourris, Lyle, celui qui écoute de la musique de merde qui passe le mur du son, a pondu un billet sur 

 

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(Le meilleur film de ces dix dernières années. Au moins.)

 

 

 

C'est l'histoire d'un mec au look d'aventurier du XIX° qu'est tellement un loser qu'à son anniv' y a que son frère et un cupcake, que pour emballer une meuf il se croit obliger d'aller chourav' un burrito et que du coup il lui arrive des gags dignes d'American Pie XXVIII (mais sans les filles à poil).


Du coup le gars accepte l'offre de boulot de son frangin et il se retrouve d'office numéro 2 sur un navire de guerre et prêt à demander la main de la fille à son père, que, pas d'pot, c'est la fille d'un méga-amiral de la mort tellement fort qu'il fera rien pendant tout le film mais que du coup c'est quand même un peu grave son supérieur. Mais le mec c'est tellement un loser qu'il trouve le moyen de déconner pendant un match de foot (ha ha, même contre les japonais, ils perdent les ricains, en foot) en jouant les kakous puis de se bastonner avec un officier japonais pendant des manœuvres internationales. Et paf, il va se faire virer...


Heureusement pour lui, c'est là que les aliens arrivent, grâce à un message de bienvenue qu'on leur avait gentiment lancé en début de film en espérant qu'ils seraient gentils. Raté... Afin de prévenir leurs petits copains que la proie semble facile et la bouffe bonne, ils établissent un champ de force autour d'Hawaï afin que personne ne viennent les emmerder pendant qu'ils téléphonent (ces cons-là ayant trouvé le moyen d'égarer leur portable à Hong-Kong). Sauf qu'ils avaient pas prévu que trois bateaux (ah non tiens, plus que deux) (ah bah non en fait, plus qu'un - trop fort ces aliens - mais c'est celui du héros devenu capitaine à la place du capitaine après sa mort) (celle du capitaine, pas du héros, faut suivre) seraient piégés à l'intérieur...


Alors notre héros / loser / chien fou va : 1. découvrir qu'un japonais ça peut être sympa. 2. utiliser pour la première fois de sa vie le truc qu'il a entre ses deux... oreilles (qu'alliez-vous imaginer bande de coquinous ?) 3. vérifier que la construction américaine c'est du solide. 4. repousser l'âge de la retraite tel le premier Sarkozy venu. 5. sauver le monde. 6. choper la meuf. Ah non, ça, il l'avait fait au début du film, en plus avec la seule autre meuf du film, ça aurait été un couple mixte, et dans un film ricain où déjà le japonais il est gentil, ça aurait fait quasi-communiste...

Un film pour remettre Michael Bay à sa vraie place, celle du génie du 7ème art.